L’IMPÔT UN MAL NECESSAIRE…
LA FORCE ET LE BÉNÉFICE DE L’IMPÔT.
L’impôt est vital pour un pays, il permet le développement de politiques incitatives, par exemple, en matière d’environnement, de recherche, de politique industrielle, d’emploi, il contribue aussi aux maintiens et aux bons fonctionnements de nos institutions.
En toute logique, l’impôt est censé être garant de la cohésion sociale, et ce serait vrai, si et seulement si, l’argent rentre comme il se doit. Seulement, voilà, personne n’ignore, et surtout pas ceux qui paient des impôts, à quel point il est injuste. En effet, force est de constater que de nos jours les riches sont trop riches pour payer des impôts et trop intelligents, ou devrais-je plutôt dire, trop “gros, trop puissants” pour qu’on les oblige à passer à la caisse. Quant aux pauvres, ils sont considérés comme “trop pauvres” pour payer des impôts, pourtant je fais partie des gens qui pensent que même les “plus pauvres” devraient participer à une contribution, aussi minime soit-elle. Ne serait-ce pour qu’aucun citoyen ne puisse être considéré comme une personne “sans voix”, contrainte de suivre le mouvement moutonnier et/ou d’adhérer à la façon de penser des gouvernements, pour la simple et bonne raison, qu’en sa qualité de bénéficiaire du système elle perd implicitement son libre-arbitre, ou tout du moins son droit d’ouvrir sa bouche… En fin de liste, il nous reste les “bons payeurs” qui ne cessent de se demander ou passe l’argent de leurs impôts. En fait, ils le savent parfaitement, c’est une des raisons pour laquelle ils fustigent l’impôt qu’ils considèrent injuste, dans le sens, ou il s’agit d’un réel manque à gagner en fin de mois.
Les citoyens imposables fustigent l’impôt parce qu’en toute logique, il devrait être juste. D’ailleurs, s’il était utilisé à bon escient, comme c’est le cas dans les pays scandinaves, nous aurions la certitude que tout irait pour le mieux dans le “meilleur des mondes”. S’il était basé sur une redistribution des richesses, et une juste répartition, tout le monde bénéficierait du grand ruissellement tant attendu, mais il n’en est rien. Bien au contraire!! Force est de constater qu’en ce qui concerne l’impôt, il existe deux poids et deux mesures, qui amènent le citoyen à se retrouver dans une situation de pouvoir ou de faiblesse.
Albert Einstein n’avait pas vraiment tort en prétendant que l’impôt reste la chose la plus difficile à comprendre. Ce n’est pas dû au fait que le citoyen ne comprend pas l’utilité de l’impôt, ce qui au sens propre comme au sens figuré rend de plus en plus difficile le paiement de l’impôt, mais au fait que les contribuables ont de plus en plus le sentiment que la répartition de l’impôt passe souvent « inaperçue ». Et c’est d’autant plus vrai, qu’il n’échappe à personne que les administrations, toutes confondues, se portent de plus en plus mal. Effectivement, pas besoin d’avoir fait les grandes études dans les petites communes pour se rendre compte que la qualité du service public est de plus en plus déplorable. À tel point que les citoyens se demandent une fois encore à qui profite réellement le pognon de dingue qu’ils reversent chaque année…
La question est sans objet. De toutes les façons, il faut savoir que nous avons largement dépassé le stade de nous poser la question de savoir, comment est-il possible qu’avec les sommes incroyables que les citoyens paient en impôts sur le revenu, nos gouvernants arrivent à faire si peu. Alors que de son côté, le citoyen arrive à faire des miracles avec un petit rien… Croyez-le, j’entends et je comprends la colère citoyenne, mais j’aimerais dire une chose, après quoi je ferme ma grande bouche car je ne veux pas prendre le risque de me retrouver à califourchon sur un tronc d’arbre avec des plumes et du goudron.
Voici ce que j’ai à dire.
Certes, la citation d’Albert Einstein, n’est pas dénouée de bon sens, surtout à notre époque, mais laissez-moi, vous dire une bonne chose. À tout prendre, je préfère payer des millions d’impôts sur le revenu, râler comme un putois durant 48 heures et le reste de l’année, vivre ma vie comme je l’entends, plutôt que de ne rien payer (ou peu) et devoir tirer le diable par la queue toute l’année. Les personnes qui paient beaucoup d’impôts sur le revenu n’ignorent pas que payer de coquettes sommes d’impôt sur le revenu signifie que vous gagnez de l’argent, suffisamment en tout cas, pour ne pas avoir à faire ce que vous ne voulez pas faire…
Le problème, ce n’est pas l’impôt, ni son montant, le véritable problème, c’est l’usage qui est fait des sommes que nous versons.
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